Témoignage de Rubens Gilson qui travaille comme physiothérapeute dans les unités de soins intensifs Covid de Rio Branco, dans le nord-ouest du Brésil

«Entre les deux vagues, les profils ont vraiment évolué, confirme Sergio Falcao, médecin de 37 ans travaillant en unité de soins intensifs dans plusieurs hôpitaux de l’Etat de Sao Paulo. Au début de la pandémie, la majorité de nos patients étaient très vieux, et avaient en général plus de 80 ans. Aujourd’hui ils sont beaucoup plus jeunes, la plupart ont entre 50 et 60 ans, et sont souvent en surpoids.» Depuis quelques mois, il assure aussi voir régulièrement arriver en réanimation des Brésiliens plus jeunes que lui, ce qui était presque impossible lors des premiers mois de l’épidémie : «Cette deuxième vague semble plus cruelle et plus aléatoire.»