Des attaques criminelles au Ceará ont forcé cinq fournisseurs d’internet à cesser leurs activités et dix autres envisagent de faire de même, selon le Diário do Nordeste. Ces actions de groupes criminels, qui incluent la destruction d’infrastructures et des menaces, visent à contrôler le secteur des télécommunications en extorquant jusqu’à 60% des revenus des entreprises. Cette situation a un impact national, car une part significative de la bande large au Brésil est fournie par de petites entreprises, et pourrait entraîner une augmentation des coûts et une diminution de la qualité pour les consommateurs. L’Anatel considère ce problème comme relevant de la sécurité publique.
Q1 : Quelle est la situation actuelle des fournisseurs d’internet dans l’État du Ceará suite aux récents événements ? Cinq fournisseurs d’internet dans l’État du Ceará ont été contraints de cesser leurs activités en raison d’attaques perpétrées par des groupes criminels. De plus, dix autres entreprises de services internet et de téléphonie sont actuellement en processus de fermeture. Ces informations proviennent de l’Association des Fournisseurs du Ceará (Uniproce), qui n’a pas divulgué les noms des entreprises concernées pour des raisons de sécurité. Seule GPX Telecom, opérant à Caucaia depuis neuf ans, a publiquement annoncé la destruction de ses infrastructures et son arrêt d’activité suite à des actes de vandalisme.
Q2 : Quand ces attaques ont-elles commencé et quelles formes ont-elles prises ? Les attaques de ces groupes criminels ont débuté au moins en février 2025. Elles se manifestent par l’incendie de véhicules et de locaux commerciaux appartenant aux fournisseurs, ainsi que par des menaces directes à l’encontre des employés.
Q3 : Quel est le motif derrière ces attaques ciblant les fournisseurs d’internet ? L’objectif principal des factions criminelles est de prendre le contrôle du service de télécommunications dans certaines régions du Ceará. Pour atteindre cet objectif, elles recourent à l’intimidation et à l’extorsion, exigeant des fournisseurs d’internet jusqu’à 60% de leur chiffre d’affaires en échange de la poursuite de leurs opérations sans interruption. De plus, il est rapporté que des membres du Comando Vermelho promettent aux entreprises ayant accepté leurs conditions de monopoliser la clientèle de certaines zones géographiques.
Q4 : Quel a été l’impact de ces fermetures et menaces sur le secteur des télécommunications au niveau national ? La fermeture de ces petits fournisseurs au Ceará a un impact significatif au niveau national, car 60% de la bande large fixe au Brésil est opérée par des prestataires de petite taille. Cette situation crée un sentiment d’insécurité généralisé parmi les entreprises du secteur, car de nombreuses compagnies présentes dans diverses localités pourraient potentiellement être confrontées à des problèmes similaires liés à des factions criminelles. La perte d’équipements et le manque de retour sur investissement mettent en péril la viabilité financière de ces entreprises.
Q5 : Comment ces événements affectent-ils les consommateurs d’internet dans les régions touchées ? Les consommateurs des régions où les fournisseurs sont attaqués sont directement pénalisés par la limitation ou la suspension des services internet. De plus, ils peuvent être soumis à une certaine forme de coercition les incitant à contracter des services auprès d’entreprises spécifiques contrôlées par les groupes criminels. Selon un expert, cette situation limite la concurrence sur le marché, ce qui risque d’entraîner une augmentation des coûts et une diminution de la qualité des services pour les clients. Il est souligné que le Brésil, ayant le plus grand nombre de fournisseurs d’internet au monde, bénéficiait jusqu’à présent d’une qualité de service supérieure et d’une stabilité des prix, une situation désormais menacée.
Q6 : Quelle a été la réaction des autorités face à cette crise ? La Police Fédérale a été sollicitée pour apporter son soutien aux investigations concernant ces attaques. Cependant, l’Agence Nationale des Télécommunications (Anatel) a déclaré n’avoir reçu aucune plainte formelle ni pétition concernant ce problème, considérant qu’il s’agit d’une question de sécurité publique plutôt que de régulation du secteur.
Q7 : Quelles sont les perspectives pour les fournisseurs d’internet affectés et pour le marché en général ? Pour les fournisseurs victimes d’actes criminels, la possibilité de reprendre leurs activités est jugée très difficile, à moins d’une réaction « très énergique » des pouvoirs publics et des forces de sécurité. La situation met en lumière la vulnérabilité des petites entreprises de télécommunications face à la criminalité organisée et pourrait entraîner une consolidation du marché, avec des conséquences potentiellement négatives pour la concurrence et les prix pour les consommateurs à long terme.
Q8 : Y a-t-il un risque que cette situation s’étende à d’autres régions du Brésil ? La situation au Ceará soulève une inquiétude quant à la possibilité que de tels actes de violence et d’extorsion se propagent à d’autres régions du Brésil où des groupes criminels cherchent également à étendre leur influence. Le sentiment d’insécurité exprimé par l’Association Brésilienne des Fournisseurs d’Internet et Télécommunications (Abrint) indique que ce risque est pris au sérieux par le secteur au niveau national.