Paola Minoprio: “Il faut tout arrêter"

Paola Minoprio est ce qu’on appelle une pointure. Chercheuse en immunoparasitologie reconnue mondialement, elle a passé l’essentiel de sa carrière en France, à l’Institut Pasteur, où elle était directrice de recherches depuis 2007. Il y a 2 ans, elle a décidé de rentrer au Brésil, avec le rêve d’y lancer une antenne, « un petit morceau » de l’Institut Pasteur, comme elle dit. Premier étage de la fusée posé l’an dernier, avec la création d’une plateforme Pasteur-Université de São Paulo qu’elle dirige et mobilise depuis le début de la pandémie.

"Cette incapacité à croire ce que disent les scientifiques, c’est un point très important pour comprendre le développement de cette crise brésilienne. "

« Oui mais là aussi, on a pris trop de retard, avec une remise en cause d’abord des vaccins et une désinformation du peuple. »

« Il manque un bon gestionnaire dans ce pays, il manque une stratégie nationale, que les uns les autres se fassent confiance, et que l’on prête un peu plus d’attention à ceux qui connaissent le problème. »

« Surtout pas la chloroquine ni l’hydroxychloroquine! Quant à la vitamine D, ce n’est pas un traitement non plus »