Jean-Yves Le Drian répond à Bolsonaro

Le président brésilien a annulé votre rendez-vous mercredi pour aller chez le coiffeur. N’est-ce pas une humiliation?
Chacun connaît les contraintes qui s’attachent aux agendas chargés des chefs d’État. Manifestement, il y aurait eu une urgence capillaire. C’est une préoccupation qui m’est étrangère. Mais ce que j’ai pu faire lors de ma visite au Brésil pour le renforcement de nos relations bilatérales, la défense des intérêts de la France et la préparation des enjeux climatiques de la COP25 a été très positif. J’ai eu des entretiens avec mon homologue, avec la société civile brésilienne, en particulier les ONG, mais aussi avec la société civile économique. Je me suis aussi entretenu avec les gouverneurs de plusieurs États. C’est l’intérêt de la France de parler au Brésil, à tous les Brésil.

Les Brésil, comme vous le dites, oui, mais c’est le président du ­Brésil qui a promis de ne pas quitter l’accord de Paris. Peut-on lui faire confiance?
J’ai été très transparent dans la volonté de clarifier nos engagements réciproques concernant le réchauffement climatique. J’ai ­obtenu de mon collègue des ­Affaires étrangères, Ernesto Araújo, la mise en place d’un groupe de travail sur les enjeux de l’environnement et sur la mise en œuvre de l’accord de Paris avant la COP25 à Santiago du 2 au 13 décembre. J’espère que ce processus-là pourra être déployé (…).

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