Epidémies transmises par les moustiques, l'état des choses

La pandémie de dengue au Brésil suscite beaucoup d’attention médiatique, mais la fièvre chikungunya, qui sévit également dans plusieurs régions du pays, est peu mentionnée. L’émergence de cette maladie en Amérique, notamment au Brésil, inquiète de plus en plus les autorités sanitaires mondiales. Malgré les déclarations officielles minimisant sa gravité, des études récentes montrent que le chikungunya peut être plus mortel que la dengue, surtout chez les personnes jeunes et en bonne santé.

L’origine du virus remonte à la Tanzanie, où il a été initialement isolé. Les premiers décès ont été signalés en Inde dans les années 1960, et des épidémies plus récentes, comme celle de l’île de la Réunion en 2006, ont montré une mortalité significative. L’introduction du virus en Amérique a été suivie de pics de décès, souvent sous-déclarés par les systèmes de surveillance locaux.

Au Brésil, les épidémies récentes ont entraîné un nombre excessif de décès, largement sous-estimés par les autorités. Les études révèlent la présence du virus dans les organes vitaux des patients décédés, soulignant sa capacité à causer des formes graves et fatales de la maladie.

Pour lutter contre cette menace, il est crucial de reconnaître le chikungunya comme une maladie potentiellement mortelle et de renforcer la surveillance, la prévention et le traitement. Des investissements dans la recherche et l’éducation publique sont nécessaires pour changer la perception de cette maladie et pour promouvoir la vaccination, seule mesure préventive actuellement disponible.