Des feux en hausse par rapport à l'an passé

2020-08-16T00:00:00Z

Pour prendre conscience de la situation en Amazonie, il faut se pencher sur les éléments récoltés par l’Institut National brésilien de Recherche Spatiale (INPE). Ce dernier, via des observations satellites, a indiqué il y a quelques jours qu’au mois de juillet, la déforestation avait atteint 1.654 km², soit l’équivalent de plus de 230 terrains de football.

Si ces chiffres sont inférieurs à ceux de juillet 2019, ceux pour le début de l’année sont eux en augmentation, avec 4.731 km² de forêt en moins, contre un déboisement de 4.701 km² entre janvier et juillet 2019. Il faut noter que cette déforestation est en partie le fait d’incendies : l’INEP en a comptabilisé 6 803 dans la région amazonienne en juillet 2020. L’institut brésilien a noté que pour la seule journée du 30 juillets, les satellites ont détecté 1.007 foyers différents. Il s’agit selon Greenpeace du pire bilan pour un moins de juillet depuis 2005.

Ces incendies, bien réels n’en déplaise à Jair Bolsonaro, sont directement liés à l’action de l’Homme. L’objectif est de transformer la forêt en terre cultivables (pour le soja notamment) ou en pâturages dédiés à l’élevage du bétail. « Les arbres les plus imposants et précieux sont donc coupés, puis vendus, puis des feux sont déclenchés intentionnellement durant la saison sèche, entre juin et septembre, pour achever plus vite le travail » , explique à La Croix le chercheur du CNRS Jérôme Chave, spécialiste des forêts tropicales.

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