Coronavirus, Covid-19 situation au Brésil

2020-05-11T00:00:00Z

La situation au Brésil par Jean-Philippe Thery, deuxième partie:

2020-05-13T00:00:00Z

Avec 881 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, le Brésil a enregistré, mardi, son plus lourd bilan depuis le début de la crise sanitaire. Son président, Jair Bolsonaro, souffre d’une forte chute de popularité, selon un sondage, alors qu’il s’oppose à la mise en quarantaine des populations.

2020-05-15T00:00:00Z

Le bureau du CNRS de Rio vous informe sur la situation au Brésil:

Le Brésil est le seul pays de la zone dont le gouvernement n’a pas de positionnement clair. À noter qu’en plus de la crise sanitaire et économique, le Brésil doit également faire face à une crise politique liée aux agissements et déclarations de son président Jair Bolsonaro (limogeage du ministre de la santé le 16 avril, démission du ministre de la justice le 24 avril). Les mesures pour contrer le coronavirus sont principalement prises par les gouverneurs des Etats, focus sur les deux plus gros États Rio de Janeiro et São Paulo qui sont les deux Etats les plus touchés :

L’État d’urgence de l’Etat de Rio initialement décrété le 17 mars a été prolongé jusqu’au 31 mai minimum. Cet état d’urgence implique l’interdiction des événements collectifs, la fermeture des lieux recevant du public, réduction de 50% des transports, l’interdiction d’interrompre les services essentiels (électricité, gaz etc…) dans le cas de non-paiement, etc. Pour les villes de l’État de Rio n’ayant déclaré aucun cas de coronavirus, l’isolement social peut être réduit. Le maire de Rio, Marcelo Crivella, a rendu obligatoire le port du masque depuis le jeudi 23/04.

À São Paulo l’état d’urgence avait été déclaré le 16 mars 2020, il a par la suite été prolongé plusieurs fois par le gouverneur d’État. Les mesures d’isolement social devrait durer, au moins jusqu’au 31 mai 2020. Le port du masque est devenu obligatoire depuis le 7 mai.

D’autres États présentent aujourd’hui un nombre de décès importants (Amazonas, Céara et Pernambuco) et une évolution de la maladie inquiétante.

Une mesure a été ratifiée par le congrès brésilien visant à donner 600R$ (pendant 3 mois) aux personnes les plus impactées économiquement par cette crise (les personnes les plus pauvres, les travailleurs informels etc … ).

Le président Jair Bolsonaro, s’est à plusieurs reprises exprimés contre confinement afin de “maintenir l’économie”. Le 16 avril dernier il a limogé son ministre de la santé Luiz Henrique Mandetta après que celui-ci ait pris, à plusieurs reprises, position contre son président (il était en faveur du confinement et émettait des réserves quant à l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients du Covid-19). Le nouveau ministre, Nelson Teich a pris ses fonctions ce même jour.

Depuis dimanche 10 mai, le Brésil est devenu le 7ème pays au monde avec le plus de personnes infectées par le coronavirus et le 6ème en nombre de morts. C’est également l’un des pays où le taux de contagion est le plus fort : chaque brésilien infecté contamine en moyenne 2,8 personnes (contre 0,98 aux États-Unis et 0,8 en Allemagne). Le Brésil est d’ores et déjà l’épicentre de la pandémie en Amérique du Sud et pourrait rapidement devenir l’épicentre mondial de la crise.

Le Brésil compte actuellement 162 669 cas confirmé et 11 123 morts. Le fort taux de mortalité (près de 7%) est, selon les spécialistes, une preuve de la sous-notification des cas qui pourraient être 8 à 10 fois plus élevés sur le territoire.

2020-05-18T00:00:00Z

La situation au Brésil en relation avec le covid-19 présentée par Jean-Philippe Théry partie numéro 3:

2020-05-20T00:00:00Z

La méthode Raoult fait des émules aux Amériques. Deux jours après les confessions de Donald Trump – le président américain a annoncé lundi qu’il prenait de l’hydroxychloroquine à titre préventif -, le Brésil succombe à son tour au célèbre médicament. Les autorités recommandent désormais son usage (ainsi que celui de la chloroquine) pour les patients légers.

Dans ses nouvelles directives, le ministère recommande la prise des deux molécules dès les premiers symptômes, dans le système public de santé, et avec l’accord du médecin, comme du patient. Le protocole du ministère souligne toutefois qu"'il n’existe pas de garantie de résultat positif" et que la chloroquine, un antipaludéen, peut provoquer des effets secondaires « graves » pouvant aller jusqu’à « des défaillances sérieuses de certains organes » et « jusqu’à la mort ».

2020-05-22T00:00:00Z

Quatrième vidéo de Jean Philippe Théry :

2020-06-06T00:00:00Z

Le site COVID du Ministère de la santé brésilien est inaccessible depuis plusieurs heures, la raison en est inconnue: http://covid.saude.com.br/

2020-06-07T00:00:00Z

Anamorphoses d’États brésiliens

La pandémie de Covid-19 a pris au Brésil des proportions catastrophiques et beaucoup de scientifiques s’efforcent de comprendre ses mécanismes. Les épidémiologistes, virologues, biologistes, etc., sont évidemment en première ligne mais les sciences sociales s’efforcent également de contribuer à cet effort. Pour notre part, en tant que géographes nous nous sommes demandé comment le virus pouvait se propager si rapidement dans un pays aussi grand que le Brésil, et c’est la raison d’être du dossier publié le 1er juin dans la revue Confins , avec un article introductif « Comment le coronavirus parcourt le Brésil, trois cas exemplaires », suivi de trois analyses du rôle des routes dans sa diffusion dans le Sud, des fleuves dans l’Amazonas et de son déplacement des quartiers touristiques vers les quartiers populaires à Fortaleza.

la suite sur Braises

2020-06-07T00:00:00Z

Le Brésil retire des statistiques publiques sur le Covid-19

Le Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde avec plus de 35 000 morts, a cessé de communiquer sur le coronavirus et a effacé les statistiques de l’épidémie d’un site officiel.

Plusieurs mois de statistiques ont disparu au Brésil. Le pays d’Amérique latine a retiré samedi 6 juin d’un site internet public plusieurs mois de statistiques sur l’épidémie de coronavirus dans le pays et a cessé de communiquer le nombre total de cas de contamination et de décès, le ministère de la Santé ayant seulement fait état du bilan des dernières vingt-quatre heures.

« Les données cumulées (…) ne reflètent pas le moment dans lequel le pays se trouve », a déclaré sur Twitter le président Jair Bolsonaro, citant une note du ministère de la Santé. « D’autres mesures sont en préparation pour améliorer le recensement des cas et la confirmation des diagnostics ».

La page a été supprimée vendredi pour laisser place samedi à une nouvelle présentation et des données réduites en affichant seulement les décès, nouveaux cas et rémissions au cours des vingt-quatre dernières heures.

Plus de 672 000 cas confirmés - le deuxième total le plus important au monde derrière les États-Unis - et près de 36 000 décès avaient au total été recensés en fin de semaine.

Le ministère de la Santé a fait état samedi soir de 27 075 cas et 904 décès au cours des vingt-quatre dernières heures.

Au cours de la semaine écoulée, le Brésil a signalé pendant quatre jours consécutifs plus de cas et décès quotidiens que n’importe quel autre pays au monde.

source: France24

2020-06-10T00:00:00Z

Le ministère brésilien de la Santé a repris mardi le modèle de décompte en place jusqu’au 4 juin. Depuis vendredi, le gouvernement avait opéré des changements dans la diffusion des chiffres de la pandémie, livrant ses bilans de plus en plus tard et cessant de communiquer le nombre total de cas et de décès. Ces changements ont suscité une avalanche de critiques et généré des initiatives de calcul parallèles. Lundi soir, un juge de la Cour suprême fédérale, Alexandre de Moraes, a ordonné que le gouvernement du président d’extrême droite communique les statistiques de la pandémie dans leur intégralité.

2020-06-13T00:00:00Z

Le Brésil devient le 2e pays le plus endeuillé… Le point sur la pandémie dans le monde

Avec 41 828 décès recensés depuis le début de l’épidémie, le Brésil est devenu vendredi le 2e pays au monde où le coronavirus tue le plus, derrière les États-Unis qui, après avoir atteint un plateau, font face à une hausse des cas dans plusieurs États.

2020-06-20T00:00:00Z

Le Brésil dépasse le seuil du million de personnes infectées

L’annonce a été faite vendredi 19 juin par le consortium de médias brésiliens, qui collecte et diffuse les données des secrétariats régionaux de la santé. Ce bilan pourrait être en réalité être bien plus lourd, préviennent les médias.

Le Brésil a dépassé le seuil du million de personnes infectées par le coronavirus (un nombre sûrement très en deçà de la réalité) et 48.427 Brésiliens sont décédés du Covid-19, annonce O Globo , vendredi 19 juin.

Le journal fait partie d’un consortium formé avec d’autres grands médias brésiliens dans le but de collecter et diffuser les statistiques des secrétariats de santé des États fédérés et des municipalités sur le nombre de contaminations et de décès liés au Covid-19. Cette initiative fait suite à la décision du ministère brésilien de la Santé d’arrêter, pendant plusieurs jours, la publication sur son site du bilan total des malades et des personnes décédées.

2020-06-22T00:00:00Z

Le Brésil a franchi la barre du million de cas de contaminations au coronavirus. L’annonce a été faite samedi 20 juin par le gouvernement. Le bilan des décès est de plus de 49 000.

Tous les jours, le Brésil enterre ses morts. Avec près de 50 000 décès, il est devenu le nouvel épicentre mondial de l’épidémie. Depuis trois semaines, c’est le pays qui enregistre le plus de nouveaux décès et de cas positifs au Covid-19. Samedi 20 juin, il a franchi la barre du million de contaminations.

2020-06-25T00:00:00Z

Alors que le nombre de nouveaux cas et de morts semblait se stabiliser au Brésil, les courbes repartent à la hausse après le relâchement des mesures d’isolement dans plusieurs États du pays.

C’est ce que craignaient les scientifiques brésiliens. Alors que les courbes des nouvelles contaminations de coronavirus et des décès commençaient à se stabiliser, elles sont finalement reparties à la hausse, après que plusieurs États fédérés et municipalités du pays eurent décidé d’assouplir l’isolement social.

2020-06-27T00:00:00Z

Ce qui se passe en ce moment au Brésil est de l’ordre de l’incompréhensible. On déconfine de façon anticipée dans certaines villes, comme Rio et Manaus ; on recule le déconfinement dans d’autres, comme São Paulo et Fortaleza ; on reconfine en catastrophe les capitales du Sud (Porto Alegre, Florianópolis et Curitiba) et Belo Horizonte…. Bref, ça part dans tous les sens, sans aucune logique, dans la plus grande désorganisation. Inutile de dire que la belle collaboration entre gouverneurs et maires a volé en éclats : c’est chacun pour soi. Inutile de dire que les médecins, les épidémiologistes et autres scientifiques ont été mis hors-jeu par les politiques.

La suite sur le dictionnaire amical du jardin océanique

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Petit DETAIL piquant … mr Bolsonaro fait maintenant aussi partie du club des infectés de covid-19 ET il en profite habilement de faire sa pub d’hidroxicloroquina

2020-07-25T00:00:00Z

Une chronique carioca par temps de pandémie

Au début du mois de juillet, le président Jaïr Bolsonaro a attrapé le Covid-19. Beaucoup, au Brésil et en France, s’en sont réjouis, en une « joie honteuse ». Sans aller jusqu’à souhaiter le pire (encore que…), ils pensaient surtout que cette expérience allait enfin pouvoir lui servir de leçon, le faire changer d’avis sur la pandémie. Comme pour Boris Johnson. Douce illusion ! Peine perdue ! Ce fut même tout le contraire et d’autant plus que son cas ne semble pas être trop grave.

lire l’article sur dictionnaireamicaldujardinoceanique

Salvador da Bahia, vient de rouvrir le commerce ce vendredi 24 julliet.
C’est une maneuvre bizarre quand on voit qu’à partir d’aujourd-hui dimanche 25 nouvelles villes de l’état de Bahia ont reçu l’ordre du gouverneur Costa de rentrer en lockdown … allez comprendre …

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2020-08-06T00:00:00Z

Le Brésil entre dans son 6è mois de pandémie et le coronavirus continue d’y faire des ravages, avec bientôt 100.000 morts, une tragédie annoncée selon les spécialistes, faute d’une politique sanitaire nationale.

« C’est une vraie tragédie, une des pires que le Brésil ait jamais connue », dit à l’AFP le sociologue Celso Rocha de Barros, alors que ce pays de 212 millions d’habitants déplore quelque 1.000 décès quotidiens en moyenne depuis plus d’un mois.

Le premier cas confirmé de Covid-19 a été recensé à Sao Paulo, le 26 février, et le premier décès le 16 mars, également dans la plus grande mégalopole d’Amérique Latine.